Vendredi 20 février 2009
Question de principe, c'est ici

**********************************

Un certain nombre d'entre vous, devant la déferlante d'articles de presse à charge, s'étonnent de mon silence et s'interrogent : pourquoi est-ce que je ne réagis pas plus vivement ? Pourquoi est-ce que je semble laisser se dire, et s'écrire, des allégations qui n'ont aucune véracité ? Faut-il comprendre que « qui ne dit mot consent » ? La publication d'une « enquête » sur les « socialistes » de ma circonscription, la semaine dernière, a relancé ces interrogations. Je voudrais ici leur répondre, et vous expliquer la ligne de conduite qui est la mienne, et dont je ne dévierai pas.

Mon premier principe est très simple : garder ses nerfs. Et songez combien cela est difficile pour moi, qui suis le premier concerné. Garder ses nerfs et son sang-froid, car la logique à laquelle s'est abandonnée une partie de la presse est celle d'une surenchère endiablée, rebondissant sur chacune de mes interventions pour tenter de créer du scandale, et essayer d'en faire un peu plus que l'article précédent (informations tronquées, arrangées, mensonges par omission … il y aurait de quoi nourrir bien des études de cas dans les écoles de journalisme). C’est une véritable corrida qui s’est organisée – mais je n’en ferai pas le taureau.

Je pourrais répondre à la force par la force, au mensonge par l'imprécation, rendre coup bas pour coup bas. Mais cela, je me l'interdis. Car je suis un élu de la République, un législateur, et c'est donc à moi, en dernier recours, de respecter et de faire respecter les règles et les principes. Même si je comprends tout à fait l'envie de nombre d'entre vous de vous révolter, et de rétablir immédiatement la vérité. Il y a une procédure judiciaire qui est en route. Elle n'est pas la loi du Talion. Il y a un système judiciaire qui fonctionne, et dans le moment présent, j’ai jugé préférable de m’abstenir d’ouvrir un débat sur la justice, qui donnerait le sentiment que je me dérobe via des polémiques faciles.

A aucun moment n'ai-je tenté d'interférer dans ce processus, en politisant mon cas par exemple. Mais j'entends à chaque étape, parallèlement, rappeler et défendre les principes qui guident mon engagement de parlementaire. Le tout premier jour de « l'affaire », en décembre dernier, j'ai appris que l’on voulait perquisitionner mon bureau à l'Assemblée. C'est une procédure tout à fait exceptionnelle et qui doit le rester, du fait de l'indépendance des pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif. J'aurais pu crier au scandale, au procès politique, à la violation inacceptable de l'enceinte du Parlement. Mais je ne me suis pas opposé à la perquisition, une fois autorisée par le président de l'Assemblée. Tout en faisant clairement savoir que j'y étais opposé.

Défendre les principes. Défendre les principes du droit, celui évidemment de la présomption d’innocence, mais aussi et surtout celui du débat contradictoire, qui seul peut permettre l’établissement de la vérité, par l’équilibre des arguments. Pour l’instant, j’ai déposé une plainte en violation du secret professionnel, qui est instruite par le parquet. Car c’est précisément cette violation qui a permis et initié le reste de la surenchère, et de la « corrida ». Défendre aussi le principe d’une séparation stricte entre vie privée et vie politique, qui est un des fondements de notre laïcité – j’ai toujours refusé les étalages et la confusion des genres, et même si cela pourrait être plus facile pour moi, je ne cèderai jamais sur ce point, et ce d’autant moins qu’on m’en fera la sommation ou le chantage.

Et parce que je ne suis pas plus insensible que vous aux mensonges répétés, sachez, enfin, que j'ai engagé des procédures judiciaires contre tous les journaux et magazines qui ont, à un moment ou à un autre, publié des propos mensongers ou diffamatoires.

Il n'est pas facile de défendre en même temps sa propre cause, et ces principes. Mais je ne connais pas d'autre chemin possible pour un élu de la République. J'attends, cela va sans dire, que toutes celles et tous ceux qui doivent également défendre et incarner ces principes le fassent tout aussi scrupuleusement que moi.

Julien Dray

Par Hervé Nowak - Publié dans : Julien Dray
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 13 février 2009

Evry, le 12 février 2009

 

Monsieur le Directeur de la Publication,

 

C'est avec stupeur et indignation que nous avons découvert « l'enquête » de Monsieur Karl Laske dans Libération de ce jour, sous le titre « Dans son fief de l'Essonne, les infidélités de Dray irritent des socialistes ».

 

Responsables socialistes et acteurs des élections municipales et cantonales de Mars 2008 en Essonne, nous tenons à vous faire savoir, avec la plus grande fermeté, que ce qui s'est passé à Saint Michel sur Orge ne correspond absolument pas à ce que vous décrivez. Avant le premier tour de l'élection municipale, nous avons tout tenté, avec Julien Dray, député de la circonscription, pour éviter la division de la gauche et l'organisation de « primaires ». Cela n'a malheureusement pas été possible. Puis, pour le deuxième tour, face au danger que la droite l'emporte dans une triangulaire, Julien Dray et la grande majorité des responsables socialistes départementaux ont appelé, comme c'est notre règle commune, au désistement en faveur de la liste de gauche conduite par le maire sortant, Georges Fournier, arrivé devant la liste conduite par le Parti socialiste. Le refus de sa tête de liste de se conformer au bon sens républicain et à l'efficacité nous a amené à soutenir la liste du maire sortant.

 

Cet esprit de responsabilité et d'unité n'a pas suffi à empêcher la liste de droite de l'emporter dans une triangulaire où, pourtant, le total des voix de gauche a avoisiné 65 %.

 

Aussi, il est incompréhensible que Libération n'ait pas interrogé les responsables que nous sommes et ait préféré s'en tenir à la version de ceux qui portent seuls la responsabilité de la défaite de la gauche et dont les principaux responsables ont d'ailleurs, depuis, quitté le Parti socialiste. Nous aurions pu démontrer facilement la volonté de Julien Dray et de l'ensemble des responsables fédéraux socialistes de l'Essonne de garder cette ville à gauche.

 

Nous voulons également dénoncer l'insupportable amalgame qui est fait par Libération entre ce dossier et la lancinante campagne de presse, nauséabonde, dont Julien Dray est la cible et qui foule au pied, de manière réitérée et permanente, les droits fondamentaux de tous citoyens.

 

Il s'agit manifestement du nouvel épisode d'un procès instruit par voix de presse à charge contre un militant politique, élu de la République, qui est sali chaque jour, sans même avoir eu le droit de s'expliquer devant la justice.

 

Nous regrettons vivement que Libération s'y prête de la sorte et nous demandons que cette mise au point soit publiée sans délai dans vos colonnes, conformément aux dispositions de la loi du 29 juillet 1881 concernant le droit de réponse.

 

Carlos Da Silva, Premier Secrétaire Fédéral de l'Essonne

Michel Berson, Président du Conseil général de l'Essonne

Claire-Lise Campion, Sénatrice

Francis Chouat, 1er Vice Président du Conseil général de l'Essonne

Bernard Decaux, Maire de Brétigny-sur-Orge

Jérôme Guedj, Président du Groupe Socialiste du Conseil général de l'Essonne

Olivier Léonhardt, Maire de Sainte-Geneviève-des-Bois

Thierry Mandon, Maire de Ris-Orangis

Olivier Thomas, Maire de Marcoussis

Manuel Valls, Député-Maire de l'Essonne

Par Hervé Nowak - Publié dans : Julien Dray
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 12 février 2009

 

 

Décidemment, le bureau du Syndicat National des Journalistes de l'Est Républicain ( Premier syndicat de journalistes) fait montre d'une certaine éthique et de certaines critiques .

Parmi les graves manquements des responsables la rédaction, le syndicat de journalistes parlent de manière parfaitement inadmissible.

En ce qui me concerne, je salue le professionnalisme de ces syndicalistes, dévoués à leur métier, et qui, vu ce qui suit, semble assez exaspérer sur la façon dont a été monté l'affaire Dray par ce journal, qui n'est pas "comptable des dépenses de la Famille Dray". Le syndicat n’hésite pas à dénoncer que jamais le journal n’est allé aussi loin dans les atteintes aux personnes et aux principes, et de rappeler à une période sombre de notre Histoire où la délation était monnaie courante, pour d’ailleurs s’interpeller sur le fait que certains noms aient été masqués et d’autres pas.

 

Il n’y a pas deux poids deux mesures : La rédaction de l’Est Républicain, par un procédé fallacieux et sournois, a voulu se payer la tête de Julien Dray, Député Socialiste. C’est l’évidence même. Mais alors s’ouvre deux questions : Pour qui et pourquoi. L’avenir nous le dira…

Il est purement scandaleux est dommageable à l'image de la presse entière que cette rédaction se soient permis de dévoiler un rapport supposé confidentiel, de conclure sur les poursuites éventuelles alors que même Julien Dray, toujours non mis en cause dans ce dossier, n'a pas eu communication des pièces. Pièces qui dévoileront d'ailleurs l'identité des personnes citées dans le rapport, mais aussi leur domicile, etc.. avec tous les risques évidents que le journal s'est permis de faire courir en terme de sécurité des biens et des personnes, à eux, mais aussi à leurs proches.

Mais ce n'est pas tout, le complot médiatique continue... Mais la suite, ça va venir, quelques heures encore...Car même s'il est maintenant évident au point que cela crève les yeux : tout ceci ne s'est pas déclenché tout seul, cette frénesie médiatique sans précédent laisse dubitatif : Comment des professionnels de l'information arrivent à faire tant de désinformations, d'acharnements...

On a rarement vu tous les codes (respect de la vie privée, de la présomption d'innoncence, du secret professionnel) bafouées avec une violence inédite.

Un enfant de quatre ans se rendrait compte que tout est mis en oeuvre pour qu'il n'y ait pas de judiciarisation de l'affaire Dray, mais que cela se passe par média interposés qui tour à tour se permettent tel l'Est Républicain d'exploser toutes les régles, ou telle la presse "people" de se comporter en bonnes hyènes charognardes de la dernière info croustillante, volée ou transformée, au détour d'une conversation...

Alors, à force, depuis quelques semaines, ils ont atteint le degré zéro de la communication.

Affaire Dray, classée ? A qui le tour .....

 

Hervé Nowak

Jugez par vous mêmes :


Voici le texte que le SNJ a transmis au PDG de L’Est Républicain à propos de l’affaire Julien Dray.

 

Syndicat National des Journalistes de L’Est Républicain

Nancy, le 21 janvier 2009.

Monsieur le Président,

Lors des vœux au personnel, le 10 janvier, à l’occasion de la remise des médailles du travail vous avez souhaité que L’Est Républicain « continue à marquer sa différence avec un souci de qualité et un contenu rédactionnel toujours sérieux et honnête ». A plusieurs reprises ces derniers mois nous vous avons alerté à propos de graves manquements sur le traitement des faits divers et des affaires judiciaires.

Ce mercredi 14 janvier une nouvelle étape a été franchie. Notre journal a consacré à « l’affaire Julien Dray » sa Une, un éditorial, une page complète de sa version papier mais également un dossier complet sur le site internet rendant public l’intégralité d’un rapport du ministère des finances qui a été transmis au parquet de Paris.

Violation délibérée du principe de la présomption d’innocence, atteinte à la vie privée, mise en cause de tiers sans relation avec la cause, non respect des règles définies dans la charte des faits divers actuellement en vigueur à L’Est Républicain : jamais dans l’histoire de notre journal nous n’avons été aussi loin dans l’atteinte aux personnes et aux principes.

Une mise en scène outrancière

  La Une du 14 janvier présente comme « exclusif » le fait de « révéler des dépenses somptuaires présumées » du député Julien Dray, en s’appuyant exclusivement sur un rapport d’enquêteurs Tracfin de Bercy qui n’a aucun caractère contradictoire. Ce rapport a seulement été transmis au parquet. Ni Julien Dray, ni les autres personnes citées dans ce rapport n’ont fait l’objet d’une mise en examen et n’ont même été convoquées par la police ou par un juge pour s’expliquer. Notre journal titre « les folles dépenses de Julien Dray », comme si nous étions comptables du train de vie du couple Dray et de l’utilisation qu’il fait de son argent.

  Il est également mentionné en légende de la photo que nous avons contacté Julien Dray depuis trois semaines afin qu’il s’explique. Comme s’il appartenait à la presse de contraindre telle ou telle personne à répondre aux accusations formulées à son encontre par voie de presse. 
  Dans cette même page Une, l’éditorial, signé par Rémi Godeau rédacteur en chef indique que ces éléments « émanant d’un service des finances réputé, sont assez étayés pour ne pas relever d’insinuations aussi floues qu’ambiguës ». L’éditorialiste ajoute que des informations « dépassent la vie privée » et que « sans présager de la suite qui leur sera donnée, elles posent à tout le moins des questions d’ordre fiscal. Pénal éventuellement. Politique et moral, assurément ». Ainsi, sans même attendre l’issue d’une enquête judiciaire, le rédacteur en chef de L’Est Républicain est-il en droit de dire que les agissements de telle personne sont susceptibles de redressements fiscaux, voire de poursuites pénales. Dans ce même éditorial, le rédacteur en chef précise qu’il ne s’agit pas de « donner dans le procès à charge », alors même que le principal intéressé n’a pas accès officiellement aux pièces que nous publions. Enfin, Rémi Godeau se réfère à un « devoir d’informer », non défini par un texte. Ainsi, ce point de vue l’emporterait sur le droit qui protège tous les citoyens.

  La page spéciale du même numéro consacre les trois quarts de son contenu à détailler les éléments à charge contenus dans le rapport Tracfin. Il est indiqué en accroche : « Un mois après avoir été inquiété par la justice, (Julien Dray) va devoir s’expliquer sur des flux financiers suspects » alors que le député de l’Essonne n’a pas eu affaire à la justice et qu’aucune convocation ne lui a été signifiée. Dans cette même page, la part consacrée au « tempo de la défense » ne représente qu’un petit deux colonnes de bas de page : l’équilibre et l’équité ne sont pas respectés.

  Les dispositions de la charte sur le traitement des faits divers et des affaires judiciaires à L’Est Républicain sont totalement ignorées. Elles préconisent, y compris pour les personnalités publiques avant une mise en cause judiciaire effective, des précautions qui n’ont pas été respectées.

  La présentation générale de ce « dossier » suscite le voyeurisme et attise la jalousie, comme en témoignent les lettres d’internautes publiées le lendemain. Elle rappelle les pratiques d’une époque sombre de l’histoire où la délation était encouragée.

Des noms de tiers livrés en pâture

A côté de la version papier, l’exploitation de l’affaire sur internet pose des problèmes déontologiques encore plus graves.

  Dans un « avertissement » aux lecteurs il est indiqué que « M. Julien Dray, député de l’Essonne, est suspecté d’abus de confiance, de recel et de blanchiment », alors que cet élu ne fait l’objet d’aucune convocation judiciaire au moment de la publication.

  Cet avertissement affirme de manière totalement hypocrite : « Par égard pour la présomption d’innocence et soucieux d’éviter toute éventualité diffamante, nous avons biffé le nom d’un certain nombre de personnes physiques citées dans le dosser (...) de même nous avons gommé les références aux numéros des comptes bancaires des personnes concernées ».

  Ce préambule est signé « La rédaction de L’Est Républicain », ce qui engage l’ensemble des journalistes de notre quotidien, alors qu’il s’agit d’une initiative prise par un ou des cadres de la rédaction.

  Il s’avère que les 36 pages de ce rapport comportent en clair les noms de nombreuses personnes physiques dont le seul « tort » est de figurer sur les listings bancaires de Julien Dray et des associations qui sont visées par l’enquête préliminaire. Ces noms de tiers (une trentaine) sont ainsi livrés en pâture à l’opinion publique sans qu’à aucun moment les auteurs de la mise en ligne n’aient mesuré l’impact sur leur vie privée.

  Par recoupement et assemblage, les lecteurs de ce rapport peuvent accéder à des adresses, des professions, reconstituer des couples, établir des parentés, savoir où et quand tels ou tels achats ont été réalisés, voire même dans un cas lire un numéro de compte.

  Certains noms ont été biffés et d’autres pas. Sur quels critères ?

  Cette publication sur internet ne s’accompagne d’aucun enrichissement journalistique. Le document livré brut n’est ni analysé ni remis dans un contexte. Les personnalités (présidents ou responsables d’association sans mandat électifs) n’ont bien évidemment pas été prévenues de la publication de ce texte ni contactées pour y réagir dans nos colonnes. A aucun moment, les responsables de la rédaction n’ont expliqué quels étaient les éléments nouveaux que notre journal portait à la connaissance du public.

Nous estimons aujourd’hui qu’il vous appartient en tant que directeur de la publication de rappeler les principes qui fondent l’identité de notre titre.


Le bureau du Syndicat national des journalistes de L’Est Républicain



Voici la dépêche parue ce jour, vendredi 23 janvier, à propos du traitement de « l’affaire Dray » par L’Est Républicain. De son côté, le SNJ vient de saisir le Président directeur général, Gérard Lignac, sur la manière parfaitement inadmissible, dont les « responsables » de la rédaction ont traité ce dossier, sans aucune retenue et sans respecter les textes déontologiques et les usages en vigueur dans notre journal.

PARIS - Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, a jugé vendredi sur RTL « scandaleu(ses) » et « inadmissibles » les fuites dans la presse du rapport de la cellule antiblanchiment de Bercy, Tracfin, sur Julien Dray, le député PS visé par une enquête préliminaire pour abus de confiance. « C’est pire qu’un échec, c’est un scandale », a affirmé M. Marin. « A partir du moment où on publie un document entier en laissant figurer, sans les occulter, les adresses personnelles des personnes en cause, je trouve que c’est inadmissible dans notre démocratie et notre état de droit ». L’intégralité du rapport de Tracfin, sur lequel s’appuie l’enquête préliminaire, a été mise en ligne sur le site internet de L’Est républicain. Cette publication a conduit le procureur à demander la protection de Julien Dray, a assuré M. Marin. Ces éléments ont été « jetés en pâture sans prendre la distance nécessaire et notamment sans respecter un principe fondamental de notre justice qui est la présomption d’innocence », a ajouté Jean-Claude Marin. Le parquet de Paris a ouvert le 10 décembre une enquête préliminaire pour abus de confiance, visant notamment Julien Dray, dont les comptes bancaires présentent selon Tracfin des mouvements de fonds suspects. Dans le cadre de cette procédure judiciaire, ses avocats n’ont pas accès au dossier. « Nous avons une violation d’un secret par une des personnes qui y était tenu, qu’il s’agisse des enquêteurs de Tracfin ou qu’il s’agisse de magistrats du parquet ou d’enquêteurs de police ou d’autres cercles », a convenu le procureur, précisant qu’une enquête pour violation du secret de l’enquête avait été ouverte. « A partir du moment où une loi est bafouée à ce point, se pose la question (de savoir) s’il faut changer les comportements ou la loi », s’est toutefois interrogé Jean-Claude Marin. mra/il/phi AFP 230939 JAN 09

 

 

 

Par Hervé Nowak - Publié dans : Julien Dray
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 9 février 2009

Mais où est donc passé Juju ?
Voici, la simple question à laquelle j'ai à répondre dans ma vie de militant socialiste au quotidien. Depuis les voeux, pas de nouvelles, que devient -il ???
La réponse est simple, Julien Dray va trés bien, il se consacre intégralement à l'écriture de son nouveau livre. Ceci étant, vu la situation actuelle de la Gauche en France et de la crise sociale sans précédent qui s'annonce, on peut comprendre qu'un
bestiau politique ait envie de se consacrer à la premiere mission d'un socialiste face à une telle situation : analyser, comprendre et proposer des vraies solutions pour trouver une issue favorable à cettre crise... A moins qu'il ne se consacre à toute autre écriture ??? Soyez sûr, quoi qu'il en soit, que je resterai un fidèle et avisé lecteur... Vous avez néanmoins de la chance, ce n'est pas moi, piètre rédacteur qui écrit un livre. Je doute fort d'ailleurs qu'il trouve preneur à moins que je ne raconte les choses inavouables que j'ai pu glaner et conserver précieusement en tendant les oreilles. Je me serais plutôt consacré à titre personnel à chercher où pourrait être le "loup" dans l'affaire Dray, à l'aube d'un mouvement lycéen, avec un déchainement médiatique d'une rare violence, et pendant ce temps, Bernard Kouchner, qui, lui aussi reste présumé innocent si tant est qu'on est quelque chose à lui reprocher outre le fait qu'il est un peu désordonné pour la République des Droits de l'Homme qu'un Ministre des Affaires Etrangères puisse exercer son précieux conseil contre rémunération par des dictateurs africains, que le Canard Enchaîné nous révèle selon ses sources que le Président de la République Nicolas Sarkozy percevrait toujours son traitement de Ministre de l'Intérieur ( à croire que la conséquente augmentation dès son élection tandis qu'on peine à revaloriser les bas salaires) était insuffisante... Ceci étant, les mauvais chiffres de la criminalité avec l'explosion des vols à main armée montrent bien que même à deux ministres rétribués, l'Intérieur ne s'en porte pas forcément mieux... Blague à part, il est grand temps de réfléchir aux vrais problèmes qui engendrent cette violence sociale et d'y apporter le remède adéquat. Nous, Socialistes, quand nous l'avons voulu, nous avons su le faire. Alors, peut être que Julien Dray s'arrêtera, je le souhaite, je nous le souhaite, dans son prochain ouvrage, sur ces nouveaux phénomènes de société, indéniablement amplifiés par une condition sociale des couches populaires de plus en plus difficilles et une paupérisation - plus exactement - un démantèlement des acquis sociaux de nos parents et grand parents...

Par Hervé Nowak - Publié dans : Julien Dray
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 5 février 2009

La journée de mobilisation du 29 janvier, par son ampleur, fera date. C’est précisément pour cette raison qu’il faut la replacer dans son contexte, sans la surestimer, ni la sous-estimer.

 

Il ne s’agit pas, tout d’abord, d’un événement strictement franco-français. Il y a une continuité entre la colère et la crainte sociales qui se sont cristallisées hier dans toute la France, et les événements qui se produisent autour du globe depuis deux mois – et tout particulièrement depuis la nuit du 4 novembre. L’élection de Barack Obama a à la fois révélé, et contribué à produire, un profond changement des mentalités. Ce changement, rendu possible par le coup de tonnerre qu’a constitué la crise financière dans le ciel des idées, mais aussi sur le terrain des luttes, a des conséquences tout autour de la planète.  C’est au nom de ce changement que les étudiants grecs se révoltent contre la société de précarité et de misère qu’on tente de leur faire accepter. C’est pour concrétiser ce changement que s’ouvre le forum social brésilien, qui renoue avec l’énergie politique et le bouillonnement intellectuel que l’on n’avait plus vus depuis les grandes heures du mouvement altermondialiste, il y a dix ans déjà. C’est parce qu’il n’y a pas d’autre issue que ce changement que les Islandais ont, en quelques semaines, jeté à bas l’ordre social et économique qu’avaient entériné, à l’époque de la financiarisation triomphante, leurs gouvernements successifs. C’est donc dans ce mouvement mondial que doit être comprise la mobilisation de jeudi.

 

Soyons clairs : c’est un retour de balancier idéologique global qui est en train de se produire. Un de ces moments où s’élaborent les fondements de ce que sera le cours du monde pour les dix, ou même vingt prochaines années. Quelle doit être l’attitude de la gauche dans cette période déterminante ?

 

Doit-elle, à l’instar de l’option choisie par la direction du Parti socialiste, proposer un classique plan de relance de la consommation ? Ou plutôt poser la question, centrale, de la répartition des revenus entre capital et travail ? Doit-elle se contenter d’accompagner le mouvement social de ses encouragements, tout en essayant de lui répondre par des mesures-rustines, ou voir plus loin, plus haut, et renouer avec l’ambition de créer et de porter un projet alternatif de société, et de système de production ?

 

La nature ayant horreur du vide, si ce ne sont pas les socialistes qui s’engagent fermement sur cette voie, alors d’autres le feront. Il y aura nécessairement refondation du capitalisme – et ce sera une refondation de droite, si seule la droite s’y intéresse. Dans un tel cas de figure, le PS et la gauche ne pourront qu’accompagner la rénovation menée par d’autres, avec comme seule marge de manœuvre la possibilité de lui apporter un supplément d’âme, une nuance plus sociale. C’est précisément ce à quoi les socialistes se sont trop souvent bornés durant les vingt dernières années, avec le succès – politique et électoral – que l’on sait.

 

Plus qu’une simple mobilisation contre le gouvernement, le mouvement du 29 a été un puissant cri de révolte contre un système, contre la politique de pression sur les salaires et sur les salariés, qui a été érigée en loi d’airain pendant les « vingt perverses ». Ce qu’attendent les salariés qui défilaient jeudi n’est donc pas simplement que le PS soit présent sur le parcours des manifestations, même si cette présence est nécessaire. Ce qu’ils attendent, c’est une réponse de fond, qui soit à la hauteur de la crise traversée. Si cette réponse ne vient pas, alors la gauche perdra l’initiative politique que lui offre, effectivement, le malaise social. Et il se pourrait même que Nicolas Sarkozy, au bout du compte, puisse récupérer cette colère, s’il donne le sentiment, plus que la gauche, de travailler à changer le système.

 

Que doit comporter un plan économique de changement de système de production et de transformation sociale ? Il doit s’affranchir des recettes keynésiennes classiques de relance de la demande, et s’appuyer sur les deux armes d’une gauche moderne et efficace : un Etat-stratège avec une politique d’intervention, et la refondation d’un contrat fiscal. Dans le contexte de la mondialisation, un Etat ne peut plus, à lui tout seul, soutenir la consommation. Il faut donc construire un socialisme de production, utilisant la puissance publique pour porter une politique industrielle et de recherche – dont les instruments pourraient être un fonds d’investissement industriel et technologique, et de nouveaux partenariats public-privé – et pour définir les normes d’une croissance socialement vertueuse, et écologiquement soutenable. Pour cela, il faut s’appuyer sur l’instrument fondamental, pour la gauche, qu’est la politique fiscale.

 

C’est par la mise en place d’un nouveau contrat fiscal entre l’Etat, les salariés et les entreprises que l’on pourra à la fois réaliser une juste redistribution des fruits de la croissance, émanciper celle-ci du dogme productiviste, et lutter efficacement contre les délocalisations – par une fiscalité qui pénalise les atteintes à l’environnement et le nomadisme des fonds d’investissement, et qui favorise l’investissement et les salaires. La politique salariale, justement, doit devenir la signature de la pensée socialiste. Ce qui exige, d’une part, d’en finir clairement avec les revenus compensatoires tels que la PPE, et d’autre part, d’inventer des mécanismes mettant la question salariale au cœur des rapports sociaux. En instaurant une conférence salariale annuelle par branche, qui fixerait de façon régulière des règles de redistribution des gains de productivité – par exemple suivant la règle des « trois tiers » (un tiers pour les salaires, un tiers pour l’investissement, un tiers pour les actionnaires).

 

De ce primat du salaire il faudra, enfin, tirer toutes les conséquences, notamment pour cette partie de notre population qui a le plus souffert, ces dernières années, de la précarisation et des atteintes au salariat : les jeunes. Il est sans doute temps de réfléchir sérieusement à un « salaire jeunes », conditionné à des engagements envers l’Etat, et sécurisant les études supérieures et l’entrée dans la vie active.

 

La voilà, la rupture à opérer : celle de la société de la croissance vertueuse et du travail bien rémunéré pour tous. Une société qui, en rupture avec l’économie-casino, stabilise les statuts sociaux, et offre, par une juste répartition capital-travail, un autre horizon aux salariés que celui de l’alternative entre misère et endettement. Une société, pour être claire, qui fasse à nouveau rêver. C’est comme cela qu’Obama a initié le formidable mouvement d’enthousiasme qui s’est levé avec son élection. Et c’est en promettant aux Français qu’ils gagneraient, grâce à lui, plus, et même beaucoup plus d’argent, que Nicolas Sarkozy a remporté l’élection présidentielle.

 

Les socialistes se condamneront à rester pour une longue période dans l’opposition s’ils se réfugient, par esprit de contradiction, dans une conception misérabiliste de la gauche. Une gauche de compassion et d’aigreur, qui stigmatise celles et ceux qui ont la chance d’avoir un peu plus que leurs voisins, et qui ne parle que de minima sociaux aux plus démunis, sans leur promettre autre chose qu’une bonification occasionnelle de 100 euros – et ce de façon exceptionnelle.

 

Il faut donc choisir. Que la gauche, emmenée par le parti socialiste, porte un projet de redistribution enthousiasmant et mobilisateur, gardant le meilleur de la République émancipatrice et de l’élan libérateur et hédoniste de 68, et alors elle pourra saisir la crise comme une opportunité fondatrice. Mais qu’elle se recroqueville, qu’elle confonde solidarité et charité, justice et moralisme, et alors elle donnera du poids à ceux qui veulent théoriser l’existence de deux gauches, une bonne (« radicale ») et une mauvaise (« de la compromission »), entre lesquelles il faudrait choisir. Toute l’histoire de notre famille politique démontre que le fait d’entériner ce pseudo-clivage est mortifère, pour l’une comme pour l’autre. Et si nous essayions vraiment, pour une fois, de faire du passé table rase ?

 

Julien Dray

Par Hervé Nowak - Publié dans : Julien Dray
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 5 février 2009
http://www.variae.com, le titre est dans l'adresse ;-)

Bonne Lecture
Par Hervé Nowak - Publié dans : Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 18 janvier 2009
Par Hervé Nowak - Publié dans : SOS RACISME
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 18 janvier 2009

Manifeste « 30.000 expulsions, c’est la honte. »

  

Plus de 30.000 ! Annoncé aussi fièrement qu’un taux de croissance flatteur, le nombre d’expulsions d’étrangers auquel la France a procédé cette année est présenté comme un « record » dont le pays devrait s’enorgueillir. 

 

Pourtant, pour aboutir à de tels chiffres, se trouvent désormais expulsés du territoire des hommes et des femmes qui y vivaient depuis de nombreuses années et qui y avaient leur vie, leurs amis, leur conjoint, leurs enfants, leur travail et leurs espoirs. 

 

Cette réalité doit faire prendre conscience à chacun que les personnes en situation irrégulière ne sauraient être ramenées, dans une logique populiste, à la catégorie administrative des gens à expulser.

 

Nous contestons cette vision consistant à voir dans chaque personne en situation irrégulière une personne à expulser. Chaque situation, à partir de critères clairs, doit être étudiée sans que les préfectures soient amenées à considérer les sans-papiers comme autant de personnes permettant de remplir un quota annuel d’expulsés.

 

Nous contestons cette pensée qui consisterait à laisser croire que frapper les « sans-papiers » permettrait de mieux intégrer les étrangers en situation régulière. D’ailleurs, l’évolution de la législation, que ce soit la remise en cause très grave du droit des étrangers à vivre en famille ou – comme le montra la volonté d’instaurer des tests ADN - la tentative de jeter la suspicion sur l’honnêteté des étrangers, montre à quel point le durcissement du discours envers les « sans-papiers » s’est accompagné d’un durcissement de la législation envers les étrangers en situation régulière.

 

Nous contestons tout autant cette idée selon laquelle frapper les étrangers permettrait aux nationaux de mieux vivre. Dans l’angoisse de la crise économique, l’étranger – incarnation physique de la mondialisation - fait sans doute figure de bouc émissaire idéal. Mais qui peut croire que retirer des droits aux étrangers, qu’ils soient ou non en situation régulière, entraînerait un mieux-être pour les Français ? Qui peut croire qu’expulser des étrangers à tour de bras contribuerait à faire reculer le chômage, l’insécurité ou les problèmes de pouvoir d’achat et de logement ? En réalité, la régression des droits et des garanties pour les étrangers n’est jamais la marque du progrès des protections offertes au reste de la population.

 

Parce que ses fondements et ce qu’elle entraîne sont profondément contraires à l’idée que nous nous faisons de la dignité humaine et mettent en péril l’idéal de fraternité indissociable de la promesse républicaine, nous appelons le Gouvernement à mettre fin à sa politique du chiffre en matière d’expulsions. 

 

 

SOS RACISME

Par Hervé Nowak - Publié dans : SOS RACISME
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 1 janvier 2009
Après avoir connu une crise sans précédent où pour sauver les banques une gouvernance ultralibérale et dé régulatrice n’a pas hésité à injecter plusieurs dizaines de milliards d’euros pour appuyer les banques, alors qu’il en aurait suffit que de quelques uns pour sauver l’Afrique ou résorber la Faim voire la Soif dans le monde,

Alors que la Planète entière est menacée par les industries polluantes et que les écosystèmes sont en grand danger, Alors que les Droits Universels de l’Homme ne sont toujours pas partout appliqués, et que l’on assiste à des génocides et des conflits meurtriers,

Alors que même chez nous en France, là où l’on se croyait intouchable, la récession menace et que le nombre des familles atteignant le seuil de pauvreté explose de manière exponentielle, que les discriminations raciales, religieuses et sexuelles continuent à exister, Plus que jamais, nous, Socialistes, Humanistes et Progressistes, ainsi que nos amis historiques partenaires de la gauche comme le PCF, le MRC, le PRG, les Verts et même d’autres devons plus que jamais incarner l’espoir et le changement dans notre pays, en devenant ainsi le fer de lance de la rénovation mondiale de la pratique du capitalisme débridé.

Nous devons être présents et unis, car nous sommes les Socialistes, et avec nos partenaires et alliés de la Gauche Française nous pouvons faire tomber ce régime écrasant et paupérisant les acquis de nos concitoyens.

Puisse 2009 vous apporter la santé, la paix, la sérénité, la joie et l’amour que tout être humain mérite, pour vous, vos familles, vos proches

Puisse 2009 être l’année du bing bang qui mettra fin à ce chaos planétaire où règne misère, discrimination, pauvreté et famine.

Voici, modestement, les vœux que je formule pour 2009

Amitiés Socialistes, Républicaines et Fraternelles

Hervé Nowak
Secrétaire de Section
Parti Socialiste du Kremlin-Bicêtre
Président du Groupe des Elus Socialistes
2° Maire-Adjoint
Par Hervé Nowak - Publié dans : Solidarité
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 23 décembre 2008

 

 

Depuis vendredi dernier, une avalanche médiatique a gravement sali l’image et la réputation de SOS Racisme. Cette réalité est d’autant plus désagréable que ni SOS Racisme ni un quelconque de ses dirigeants ne se trouvent concernés par l’enquête préliminaire en cours.

Face aux amalgames entretenus par la présentation médiatique des faits, SOS Racisme tient à rappeler quelques vérités :

Premièrement, les comptes de SOS Racisme sont d’une transparence absolue. En effet, l’association, malgré un budget limité, est sans doute l’une des plus regardées par des contrôles extérieurs. Ainsi, SOS Racisme est sujette, du fait qu’elle perçoit des fonds publics, à des contrôles de la Cour des Comptes, dont le dernier remonte à 2003. En outre, SOS Racisme est tenue de disposer de comptes certifiés par un commissaire aux comptes après établissement de sa comptabilité par un cabinet d’expertise comptable. Enfin, SOS Racisme, depuis plus de 5 ans, est directement et régulièrement contrôlée par un contrôleur d’Etat détaché du Ministère des Finances.

Deuxièmement, au regard des amalgames visant à insinuer le doute, nous sommes tenus d’affirmer avec sérénité et fermeté que pas un centime d’euro reçu par l’association n’a été utilisé à des fins autres que la réalisation des actions antiracistes.

Les conclusions et les assimilations rapides de ces derniers jours sont d’autant plus révoltantes que la réalité de l’engagement antiraciste, ce sont des générations de jeunes militants qui, bien loin de s’enrichir dans leur combat, donnent de leur temps, de leur énergie mais aussi de leur argent en étant convaincus qu’il est utile de passer une partie de sa jeunesse à faire progresser le vivre ensemble dans notre pays.

SOS Racisme ose espérer que, dans les jours qui viennent, les médias rétabliront ces vérités en faisant preuve d’une rigueur qui n’a manifestement pas été la règle jusqu’à cet instant.

Par Hervé Nowak - Publié dans : SOS RACISME
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Wikio - Top des blogs - Politique
http://www.wikio.fr

Syndication

  • Flux RSS des articles

Derniers Commentaires

 

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus